Catastrophe se propose de restituer en musique, en images, par les voix écrites ou chantées, l’adrénaline qui accompagne les fins de monde. Si notre temps, comme on ne cesse de nous le rabâcher, paraît voué à l’Apocalypse, alors saisissons-en les couleurs. Et faisons du désespoir un principe actif.

Nous avons pour modèle le rayon vert, cet éclat de lumière bref, intense et rare, qui survient quand le soleil se couche. Il y a là l’éthique et la beauté de la fragilité qui précède les drames, celles-là même que nous voudrions capter ; la désespérance lumineuse de la fin qui vient. Si le monde est perdu, alors tout est permis. Par ces rendez-vous, nous aimerions raviver l'exubérance du désespoir et les bizarreries des fêlures. Il y aura l'or et le noir, des jaillissements de créatures porteuses de prophéties, un pianiste à chaque heure convaincu que c'est la dernière et un chœur d'enfants tragiques — tous à l'innocence fiévreuse.

Nos cœurs battent plus fort de se savoir mortels : à défaut de l'éternité, offrons-leur cela.

Musique, désespoir et lumière.

 

 

 

 

 

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